Cette année, c’est sous le thème “Est-tu bien entouré? Un réseau, ça se construit!”, que l’Agence canadienne de la santé mentale a lancé l’édition 2010 de la Semaine nationale de la santé mentale qui s’est tenue du 3 au 9 mai dernier. Au Québec, de multiples activités se sont déroulées dans le but de sensibiliser et d’informer la population sur l’importance de développer des réseaux sociaux positifs autour de soi.

Au Québec, une personne sur six souffre de santé mentale. Il revient donc à dire qu’à tour de rôle, à un moment ou à un autre dans notre vie, une personne de notre entourage ou nous-mêmes souffrirons de troubles de santé mentale. À ce sujet, spécialistes et intervenants s’entendent pour dire que le sentiment d’appartenance à un réseau social est un des facteurs déterminants pour contrer l’isolement et la solitude qui peuvent être liés aux problèmes de santé mentale. Malheureusement, il arrive parfois des moments où une personne, même bien entourée, se sent seule dans sa détresse. C’est pourquoi en tant que partie prenante de plusieurs réseaux, chacun de nous doit être à l’écoute et à l’affût des gens qui nous entourent afin de repérer ceux d’entre nous qui ont besoin de notre soutien.

Des réseaux sociaux, il y en a partout. Notre famille, nos amis, nos collègues, les gens de notre quartier, les citoyens de notre ville, les habitants de notre région, etc., sont autant de groupes au sein desquels il est possible d’entretenir des liens avec des gens de confiance. Nous devons développer et prendre soin de nos réseaux en consolidant les liens que nous y entretenons. L’attention portée à nos relations avec notre entourage fera une différence lors des périodes difficiles.

Le comédien Claude Laroche, porte-parole de la semaine nationale de la santé mentale, a insisté sur l’importance du sentiment d’appartenance en précisant que « sans ce sentiment, sans la certitude de faire partie d’un groupe qui nous aime, nous respecte et nous accepte, nous risquons tous de sombrer dans la solitude et l’isolement, et de perdre ainsi cet équilibre mental qui est la source la plus précieuse et la plus fragile de notre bien-être. » Il a également rappelé à tous qu’il n’est jamais trop tard pour se construire un réseau et tisser de nouveaux liens.

À cet effet, la division québécoise de l’ACSM propose sur son site internet, des stratégies simples et accessibles à tous, telles que comment entrer en relation avec les autres et développer son réseau d’amis, de connaissances et de collègues. Ce coffre à outils contient des textes de réflexion et d’analyse sur différentes facettes du sentiment d’appartenance, des témoignages ainsi que des trucs, des tests, et autres. Une section est réservée à chaque tranche d’âge (jeunes, adultes, personnes âgées) et une dernière s’adresse aux travailleurs et travailleuses. De plus, pour ceux et celles qui désirent profiter d’une bonne occasion pour créer ou consolider des liens avec leur voisinage proche, ces individus et familles qui partagent quotidiennement votre rue, mais qui vous sont encore inconnus, nous vous encourageons à participer à la Fête des voisins qui se tiendra à la grandeur du Québec le 5 juin prochain.

source: Agence canadienne de la santé mentale www.cmha.ca & La Division québécoise de l’ACSM www.acsm.qc.ca

 

Comments/Trackbacks/Pingbacks

Comments are closed.



suicide laurentides