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En 1995, le Canada assistait à la création d’un registre visant à identifier les propriétaires d’armes à feu. Cette initiative nationale a depuis contribué à diminuer les accidents, les homicides et les suicides par armes à feu.
Les conservateurs s’opposent Pourtant, depuis son élection en 2006, le gouvernement Harper essaie d’éliminer la présence de ce registre alors qu’à trois reprises, il a tenté de convaincre l’opposition d’appuyer un projet de loi à cet effet. Devant leur échec, les conservateurs ont choisi d’agir de façon détournée en instaurant, en mai 2006, une amnistie à l’égard des détenteurs d’armes à feu non enregistrées qui empêche encore aujourd’hui, d’entreprendre toute poursuite à leur égard. Le gouvernement conservateur justifie ses démarches en soutenant que les « vrais criminels » parviendront toujours à se procurer des armes à feu et qu’il devient inutile de tenter de les identifier. Il est vrai que le projet a eu quelques déboires, notamment son coût de création qui est passé d’une promesse de 2 millions à plus de 2 milliards de dollars. Mais depuis 2002, les coûts sont maîtrisés et la situation permet maintenant de se questionner sur l’intérêt de vouloir se départir d’une mesure efficace qui améliore la sécurité de tout un chacun après y avoir investi des sommes aussi importantes! Ensemble pour le maintien du registre En 2010, après analyse, le comité permanent de la sécurité publique et nationale a recommandé à la chambre des communes de mettre fin aux travaux d’abolition. Pour eux, le registre doit rester actif, une opinion à laquelle se sont vite ralliés le Bloc Québécois et le Parti Libéral fédéral ainsi que plusieurs autres groupes tels le service de police de la Ville de Montréal, un groupe de survivantes de la tragédie de la Polytechnique et l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS). Une initiative bénéfique à la prévention du suicide Bien que le registre ne soit pas le seul facteur responsable de la baisse des suicides par armes à feu, il va sans dire qu’il y joue un rôle important. En 1990 par exemple, il y a eu plus de 334 suicides à l’aide d’une arme à feu au Québec alors qu’en 2007 il y en a eu 137, une diminution de près de 60%. De plus, les statistiques montrent un lien très étroit entre la possession d’armes à feu et le nombre de suicides reliés. En 2002, selon les données du bureau du coroner : - Dans près d’un quart des cas de suicide, le moyen utilisé est une arme à feu - Près de 80% des décès par arme à feu sont des suicides - Dans le tiers des cas, l’arme utilisée n’appartient pas à la victime (Conjoint, enfant, parent, etc.) En terminant, certaines recherches prouvent que lorsqu’un moyen envisagé par une personne suicidaire n’est plus accessible, celle-ci ne se dirigera pas systématiquement vers un autre moyen alors que cet obstacle pourrait plutôt lui donner le temps de se détourner de son projet. C’est pourquoi des mesures telles le registre des armes à feu et l’entreposage sécuritaire de celles-ci sont primordiales. SOURCES :http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2009/12/09/001-registre-armes.shtmlhttp://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2009/11/04/001-armes-feu-registre-vote.shtmlhttp://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2010/05/06/002-registre_armes_femmes_NPD.shtmlhttp://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2010/06/04/003-armes-feu-npd.shtml |


Un registre des armes à feu au Canada