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Le  stress post-traumatique

UNE RÉACTION NORMALE À UN ÉVÈNEMENT ANORMAL

 

Description

L’état de stress post-traumatique, ou ESPT, est un phénomène naturel qui existe depuis toujours. Il s’agit d’un ensemble de mécanismes de défense mis en place par l’inconscient d’un individu qui a subi un traumatisme ou qui a vécu un évènement excessivement stressant. Qu’il s’agisse d’hommes, de femmes ou d’enfants, n estime qu’environ 10% de la population sera touchée par l’ESPT au cours de sa vie. La durée de stress post-traumatique varie; certains ne durent que quelques jours, d’autres plusieurs années.

Si le stress post-traumatique est un outil déployé par le corps et l’esprit pour se réajuster, il devient souvent envahissant, et affecte la santé et la personnalité de la personne. Si vous vous reconnaissez dans quelques-uns des symptômes décris plus bas, n’hésitez pas à entrer en communication avec la Clinique des troubles anxieux de Montréal au (514) 338-4201 ou avec le CPS le Faubourg au (1-866)277-3553.

 

Causes

Auparavant, le stress post-traumatique était surtout suite aux situations les plus violentes et catastrophiques, comme dans les contextes d’après-guerre. Les militaires revenus du combat présentent en effet souvent des symptômes de l’ESPT.

Plus récemment, la définition s’est élargie. Les personnes ayant été témoin d’un accident ou d’un suicide, les personnes violées ainsi que celles qui ont subi un abus physique ou sexuel sont susceptibles de réagir de la même manière que celles qui ont été témoins ou victimes de catastrophes.

 

Symptômes

Chaque symptôme est une tentative de l’organisme de l’individu à intégrer l’évènement traumatique. Ce sont des indices que la personne tente de s’adapter le mieux possible avec les moyens dont elle dispose. Il s’agit donc d’un mécanisme de défense poussé à l’extrême. De l’état de stress post-traumatique découle souvent une impression d’impuissance et de manque de contrôle et une incompréhension. Ces symptômes ne sont pas nécessairement immédiats et peuvent survenir longtemps après l’évènement traumatique.

Si vous vous reconnaissez dans quelques-uns des symptômes décris plus bas, n’hésitez pas à entrer en communication avec la Clinique des troubles anxieux de Montréal au (514) 338-4201 ou avec le CPS le Faubourg au 1-866-277-3553.

Émotionnels : peur, anxiété, angoisse, colère, irritabilité accrue, tristesse, méfiance, culpabilité, révolte, incapacité à ressentir du plaisir…

La dépression accompagne souvent l’ESPT et dans les cas graves, la menace de suicide est réelle. Les personnes souffrant de ce syndrome, comme c’est le cas pour toute maladie psychiatrique, ont plus tendance à abuser de l’alcool ou des drogues illicites. Les psychiatres voient en cela une tentative d’automédication, mais naturellement les drogues prises ne feront rien pour améliorer l’état de ces personnes.

Comportementaux : excès de larmes, hyper vigilance, sursauts sans raison, retrait ou isolement, passivité, introversion, blâmes ou reproches plus fréquents envers les proches, consommation accrue d’alcool ou de médicaments…

L’évitement, le retrait et l’isolement sont des stratégies inconscientes pour se protéger. C’est le « disjoncteur » qui est utilisé pour la surcharge émotive.

Troubles du sommeil et cauchemars (même sans lien apparent avec l’évènement traumatique).

Myoclonie nocturne: spasmes brusques de tout le corps qui durent une fraction de seconde. Les personnes atteintes peuvent parfois rester endormis malgré ces spasmes, mais leur partenaire éprouvent plus de difficulté et sont souvent ceux qui s’en rendent compte.)

Évitement de la compagnie des autres et des situations qui peuvent rappeler l’évènement traumatique par leur contexte.

Intellectuels : Perte de concentration, oublis fréquents, flashback, indécision, difficulté de mémorisation…

Les reviviscences (ou « flashbacks ») sont un processus normal du cerveau qui tente de mieux s’approprier l’évènement traumatisant pour en faire du sens. En prise avec des « flashbacks », une personne atteinte d’ESPT peut, en plein milieu d’une conversation, sembler distraite et repliée sur elle-même.

Physiques : Maux de tête, perte d’appétit, insomnie, fatigue persistante, palpitations, troubles gastro-intestinaux…

Les psychiatres ont désigné 3 symptômes caractérisant l’ESPT : l’intrusion, l’évitement et l’hyperstimulation. L’intrusion est l’incapacité d’empêcher le souvenir des événements à revenir en mémoire. L’évitement est la tentative d’éviter les stimuli et les facteurs déclencheurs qui pourraient réveiller ces souvenirs. L’hyperstimulation est une forme de nervosité. Il peut s’agir d’insomnie (trouble du sommeil), d’une tendance à sursauter facilement, une impression constante de danger ou de désastre imminent, d’une difficulté de concentration, d’une irritabilité extrême ou même d’un comportement violent.

 

Diagnostic

Le diagnostic de l’ESPT repose sur 4 caractéristiques bien spécifiques qui doivent être réunies pendant au moins 1 mois :

  • un élément objectif (l’événement à l’origine du traumatisme) et un élément subjectif (la réaction de la personne, que ce soit la peur, l’horreur ou un sentiment d’impuissance);
  • le fait d’éprouver à nouveau les symptômes après le traumatisme (des pensées ou souvenirs importuns, des cauchemars récurrents mettant en scène le traumatisme, des réviviscences du traumatisme);
  • les symptômes d’évitement ou le comportement « hébété » (par ex. éviter de penser au traumatisme, éviter les personnes ou les lieux qui rappellent le traumatisme, l’incapacité à se remémorer des caractéristiques bien particulières du traumatisme, une indifférence, une prise de distance ou l’incapacité à envisager l’avenir de façon positive);
  • les symptômes d’éveil (par ex. l’insomnie, l’irritabilité, une baisse de la concentration, une hypervigilance, des sursauts exagérés).

 

Ces symptômes doivent aussi provoquer une grande détresse et nuire à la pratique des activités quotidiennes et au bon fonctionnement de la personne.

 

Traitement

Que puis-je faire à court terme pour m’aider moi-même?

-Accorder davantage d’attention à vos sentiments et vos réactions qu’à l’événement lui-même.

-Ne vous jugez pas, ne vous blâmez pas et ne critiquez pas vos propres réactions. Soyez patient envers vous-même. Songez à la manière dont vous parleriez à un ami dans de telles circonstances et faites de même pour vous.

-Pendant un certain temps, essayez de réduire les autres sources de stress qui pourraient vous affecter.

-Prenez le temps de faire part de vos réactions physiques et émotionnelles à une personne qui vous est proche (amis, conjoint, parent).

-Dans les 24 h suivant l’événement, faites de l’exercice physique, ne serait-ce que légèrement.

-Trouvez quelque chose qui vous aidera à oublier l’événement pendant un certain temps. Certains y parviennent en restant occupés (loisirs, passe-temps, activités manuelles, bains chauds, tisanes), d’autres en se détendant ou encore, en faisant une sortie entre amis.

-Prenez le temps de vous reposer.

-Si vous constatez qu’il vous vient des images mentales (flash) de l’événement ou d’autres inquiétudes, rappelez-vous que vous êtes maintenant en sécurité et que vous n’avez plus à rester sur le qui-vive. Diriger ensuite votre attention sur autre chose.

-Faites part de vos sentiments à vos collègues de travail. Ils se sentent probablement comme vous puisqu’ils ont vécu les mêmes événements.

-Bien des gens se montreront curieux et vous poseront des questions sur l’événement. Si vous ne désirez pas y répondre, vous pouvez très bien leur expliquer poliment que vous ne préférez pas en parler : « je comprends que vous souhaitiez en savoir plus, mais, pour ma part, je préférerais ne pas en parler, j’espère que vous comprenez ».

 

Si mes réactions de stress ne diminuent pas d’une semaine à l’autre, que faire?

Il vaut mieux ne pas rester seul avec ce problème. Vos proches, malgré les meilleures intentions, ne savent pas toujours comment vous aider. Si ces réactions durent plus d’une semaine sans s’atténuer, n’hésitez pas à faire appel au programme d’aide aux employés de votre entreprise ou toute autre ressource d’aide afin de pouvoir rencontrer un intervenant qui vous indiquera des démarches appropriées afin de rétablir un niveau de stress agréable dans votre vie.

 

L’ESPT peut être traité efficacement par une intervention psychologique ainsi que des médicaments.

Le traitement psychologique principal pour traiter l’ESPT est une thérapie cognitivo-comportementale. Cela signifie que l’on examine les processus de la pensée liés au traumatisme, la manière dont les souvenirs reviennent, et la façon dont les personnes y réagissent. L’ESPT se résorbe souvent avec le temps, même sans traitement, et la thérapie a pour objectif d’accélérer ce rétablissement naturel ou le processus d’oubli.

Le sentiment d’horreur diminuant avec le temps, le fait d’être confrontée aux souvenirs du traumatisme, dans le cadre d’une situation sécurisante, peut aider une personne à se sentir moins effrayée et moins déprimée par ses souvenirs au fil du temps. On parle de désensibilisation, laquelle est souvent associée à une thérapie cognitive comportementale. Les traitements psychologiques sont particulièrement efficaces en cas de résurgence des symptômes et de déficience sociale ou professionnelle entraînée par l’ESPT.

Les traitements médicamenteux sont basés sur les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Certains autres médicaments (par ex. les médicaments qui aident à réguler l’humeur ou les antipsychotiques) peuvent également aider à soulager les symptômes et à éviter une dépression. Un professionnel de la santé mentale pourra, en connaissant mieux vos symptômes, vous les indiquer.

 

 

Clinique des troubles anxieux de Montréal : (514) 338-4201

CPS le Faubourg : 1-866-277-3553.

Sources: Institut Douglas et Canoë Santé

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